GIE Panoramas Presse Magazine & Professionnelle, 1 bis avenue de la République, 75011 Paris.
Protéger et rémunérer les contenus rédactionnels des publications.
Quel est l'objectif du GIE Panorama Presse Professionnelle ?
Le but du GIE Panoramas Presse Magazine & Professionnelle (GIE PPMP) est de défendre les intérêts des éditeurs face au « pillage » d'organisations qui vendent à des tiers le contenu rédactionnel des éditeurs de presse, parfois sans accord ni rémunération.
Le GIE propose une politique commerciale cohérente à l'ensemble du marché de la diffusion de presse en entreprises.
Actuellement, des sociétés très diverses offrent aux entreprises des abonnements dématérialisés aux publications selon des modalités et des tarifs totalement différents. Les éditeurs se trouvent de surcroît face à une grande opacité sur les tarifs de ces ventes, qui fluctuent d'une offre à l'autre.
Le GIE n'intervient pas dans la concurrence de ces organismes de distribution. Son objectif est de défendre les droits des éditeurs face aux prix pratiqués et à des méthodes de vente qu'ils souhaitent plus transparentes.
Quel est son modèle économique ? Par exemple, l'entrée au GIE est-elle payante pour un éditeur ? Quelles sont les recettes ?
L'adhésion au GIE est gratuite. Les tarifs de vente des articles sont fixés par chaque éditeur. Les redevances et les informations remontent directement à chaque éditeur.
Seule une « licence technique » est payée par les prestataires pour la mise en place de ce service dédié, de contrôle, d'information et de respect des droits et redevances des éditeurs. Cette licence permet au GIE de faire un audit annuel par prestataire pour la défense de ses intérêts. Les reliquats non utilisés sont répartis en fin d'année entre les adhérents au prorata du CA réalisé. Le GIE n'emploie pas de personnel, les élus du GIE sont bénévoles et mobilisent gracieusement leurs capacités et celles de leurs entreprises.
Le GIE crée par le SPPMO (syndicat professionnel de la presse magazine et d'opinion) est le premier du genre pour la presse magazine.
A-t-il vocation à réunir l'ensemble de la presse magazine ?
Le GIE est ouvert à tous éditeurs, adhérents ou pas du SPPMO.
Le souhait du GIE est de coopérer avec tous les organismes professionnels. Il est ouvert aux regroupements. Ce type de défense des éditeurs existe déjà sur des modèles approchants à la PQR (presse quotidienne régionale) et à la PHR (presse hebdomadaire régionale). Cela permet une meilleure information sur ces nouveaux marchés de diffusion numérique (et non de copie, puisque l'essentiel du CA est réalisé les premières heures du matin de parution).
Le marché de la vente est tenu par divers acteurs, dont une partie seulement est gérée par une société civile: le CFC (centre français d'exploitation du droit de copie). Le CFC s'occupe des clients des prestataires qui scannent la totalité des sources françaises. Cette limite du CFC oblige l'éditeur à signer avec d'autres types de prestataires proposant les mêmes articles (obtenus par contrat direct avec les éditeurs, par aspiration sur le web, liste non exhaustive), et donc à réfléchir à une politique de prix cohérente couvrant toutes les modalités d'exploitation.
Sans cette cohérence, la concurrence entre les différents prestataires a un impact négatif sur nos rémunérations. Certains prestataires proposent des prix à l'article, d'autres des forfaits dont les articles peuvent être la variable d'ajustement du contrat. D'autres ne rémunèrent pas les éditeurs.
Quelles sont les conditions pour intégrer le GIE ? Un éditeur doit-il avant dénoncer les accords « numériques » signés par lui au sein de son entreprise ?
Le GIE est ouvert et transparent pour ses membres. Il y a un vote pour accepter les nouveaux adhérents. Une fois l'adhésion acceptée, l'éditeur devra dénoncer les seuls accords numériques concernant la vente par agrégation des articles (la vente article par article à partir de bases regroupant plusieurs éditeurs). Cela ne concerne pas par exemple un accord direct d'abonnement numérique à une publication comme les kiosques numériques ou les abonnements à un titre par une bibliothèque par exemple.
Le GIE a une licence de diffusion de contenus avec EDD. Quel est son objet ?
Le GIE signe la même licence aux mêmes conditions avec tous les types de prestataires, agrégateurs, portails en ligne, robots... Ils sont donc sur un même pied d'égalité. Le GIE a besoin d'une base technique de recueil des magazines pour transformation en XML, marquage de sécurité des articles et livraison à la même heure pour tous. C'est pour cette prestation technique que le GIE a signé un contrat de service avec EDD.
Une fois qu'un éditeur a intégré le GIE, celui-ci s'occupe-t-il de tout. L'éditeur n'a-t-il plus à signer aucun contrat en direct pour sa diffusion numérique ?
C'est ça. Mais l'éditeur peut et doit s'impliquer. Les réunions du GIE sont ouvertes, la participation aux audits également. Une information claire et exploitable reste permanente.
Lorsqu'un organisme, une grande entreprise paye à une société tierce la fourniture d'un « panorama de presse » pour « 1 poste d'ordinateur » alors qu'il est notoire que ce panorama va être diffusé en interne existe-t-il une parade?
Pas encore de manière formelle. Mais le GIE a les moyens de faire cesser ces abus pour ses adhérents et s'emploie à y mettre fin.
Les sources représentées dans le GIE peuvent elles être livrées la veille du jour de parution par des prestataires?
Les articles ne sont disponibles dans les services de pige et panoramas de presse qu'à partir de 6h le matin de parution.
Le GIE est-il LA réponse ? Ou faut-il prévoir une étape suivante dans un avenir proche ?
Le GIE est la mobilisation d'éditeurs, avec un conseil de bénévoles qui agit pour la collectivité. L'évolution du GIE doit s'adapter au contexte. Le GIE a la conviction qu'il doit accompagner l'évolution de ce mouvement. Les contrats ne sont pas signés à plus d'un an, ce qui nous permet de nous adapter très rapidement. Toutes les bonnes volontés et suggestions sont sollicitées.
Qui sont les responsables élus du GIE Panorama Presse Professionnelle ?
Le GIE comporte des membres adhérents ou pas du SPPMO qui est l'organisme fondateur.
Le GIE Panorama Presse Professionnelle est présidé par Robert Monteux (Le Revenu, Air&Cosmos). Le bureau est composé, outre Robert Monteux, de Laurence Ledren (Bayard-Presse), Yan Gilbert (Groupe Nouvel Observateur), Alain Boutigny (Enseigne et Site). Trésorier: Philippe Frémeaux (Alternatives Economiques)
Pour information :
- Robert MONTEUX (tél. : 01 49 29 30 00)
- Yan GILBERT (tél. : 01 44 88 37 88) ygilbert@ppmp.fr